13/10/2010 : たかやまし- 白川郷 (Takayama et Shirakawa-go)


Nous voulons nous rendre à Shirakawa-go, une vallée au nord de Takayama, blottie au cœur des montagnes et traversée par la rivière Sho.
Impossible de louer une voiture car nos permis de conduire internationaux ne sont finalement pas si internationaux que ça ... Il ne sont pas reconnus au Japon ! Ce n'est pas faute pourtant d'attendre pendant des heures à la préfecture pour en faire la demande ! Il faudrait qu'ils soient conformes à la convention de Genève de 1949 ou que l'on ait une traduction officielle en japonais.
Donc nous prenons le bus, ce qui nous coûte aussi cher q'une voiture pour la journée ...

Cela nous laisse le temps de visiter Takayama et le quartier historique de Sanmachi. le long de la rivière, tous les matins, les paysannes des environs viennent vendre leurs produits : riz, pommes, champignons, gingembre, piments et beaucoup d'autres que nous ne connaissons pas !
Les rues étroites, parallèles à la rivière, sont bordées d'anciennes maisons de marchands en bois sombre du 17ème siècle. Certaines sont reconverties en boutiques, d'autres en brasseries de sake dont l'entrée est surmontée d'une boule de cèdre.

A Shirakawa-go, nous visitons le village d'Ogimachi. La vallée, et Gokayama sa voisine, se distiguent par leurs gassho-zuhuri classées au patrimoine mondial de l'Unesco. Les gassho-zuhuri sont de grandes chaumières aux toîts de chaume très pentus (60°) pour résister au poids de la neige tout en assurant une occupation maximale de l'espace intérieur.


Jusque dans les années 1970, les greniers servaient à l'élevage des vers à soie et à la conservation des feuilles de mûrier destinées à la fabrication du papier washi, papier japonais fabriqué artisanalement depuis 1300 ans. Ogimashi compte une soixantaine de gassho-zuhuri datant du 19ème siècle. Ces belles granges sont entourées de rizières, de potagers et de jardins fleuris.

 
Nous déjeunons dans l'une d'elles reconvertie en restaurant. Nous mangeons à la japonaise : sur une table basse, assis par terre sur des coussins posés sur des tatamis. Nous dégustons nos bols de nouilles au hareng, champignons et herbes sauvages devant la mare d'un petit jardin japonais.


Des carpes énormes, symboles d'amour et de virilité, naviguent généralement dans les mares et les étangs des jardins mais la description qu'en fait Amelie Nothomb dans La métaphysique des tubes nous semble assez appropriée : ce sont des tubes assez répugnants munis de bouches et qui ne pensent qu'à manger. Ces poissons voraces se disputent la moindre miette de pain lancée par les passants !

De retour à Takayama vers 18H30, nous nous mettons en quête d'un restaurant pour le dîner car tout ferme tôt et que nous avons toujours du mal à localiser une enseigne parmi des dizaines, écrites en japonais sans avoir l'adresse exacte, puisque ici il n'y a pas de numéros.
Nous faisons bien car 1H plus tard, nous tournons toujours. Finalement, nous en choisissons un au hasard avant que tout ne ferme.

La spécialité de la région est le boeuf. Nous le goûtons de deux façon, en sauce et en fondue, la sukiyaki. C'est le même principe que la fondue que nous avons mangé chez Mai mais le bouillon est à base de sake, sauce soja et mirin (sorte de sake très doux et sucré). Nous avons surtout beaucoup de choses à boire car on nous sert un verre d'eau et un bol de thé chaud, nous avons de la soupe miso et nous commandons du sake doux, puis du sake non filtré et une bière locale. Il y a des verres partout ! "Kampai" (santé !) et "itadakimasu" (littéralement "je reçois avec humilité" mais devenu "bon appétit").

 
Un bon bain chaud et au futon !

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